Calao de Mello, champion du
monde de Polo, répond aux questions de la Commission Grandes Ecoles
Comment
êtes vous venu au polo et qu'aimez-vous particulièrement dans ce sport ?
Mon père avait une passion pour le polo qu'il m'a transmise, passion qu'il
tient lui-même de mon grand-père qui jouait aussi au polo. J'ai commencé
à monter à cheval à l'âge de 3 ans et j'ai participé à mon premier match
de polo à l'âge de 9 ans. Ce que j'aime particulièrement dans le polo c'est
qu'il s'agit d'un sport d'action et d'un sport d'équipe. On ne peut bien
jouer au polo que si toute l'équipe est solidaire et au meilleur niveau.
Parmi
les membres de la Commission Grandes Ecoles de la Fédération Française de
Polo, un grand nombre d'entre eux s'initie au polo. Quels conseils pourriez-vous
leur donner dans la façon d'aborder ce sport ?
Mon conseil à ceux qui abordent le polo pour la première fois est de
se fixer comme objectif la recherche du plaisir, dans un bon état d'esprit,
car la pratique du polo doit être synonyme de plaisir. Autre conseil, il
est très important de bien savoir monter à cheval, avant même de vouloir
jouer au polo, avant même de vouloir faire des stick and ball, même si on
peut faire les deux en même temps. Prendre beaucoup de leçons d'équitation,
c'est essentiel pour avoir confiance en soi et être à l'aise à cheval.
Quelles
sont selon vous les qualités requises pour être un bon joueur de polo
?
La première des qualités c'est l'humilité, car il y a toujours au
polo matière à apprendre et à progresser. Il faut savoir écouter plus
que parler, aller au devant de ceux qui savent et qui peuvent vous
aider à progresser. Les bons joueurs peuvent vous aider, tout comme
les petisseros ou les aînés. Avoir l'esprit ouvert, être réceptif,
cela aussi fait partie de l'humilité. Et puis il faut se fixer des
objectifs, s'entraîner encore et toujours, persévérer et ne jamais
renoncer.
Que
pensez-vous du polo tel qu'il se joue en France ?
Le polo en France a un vrai potentiel de croissance et est en pleine
évolution. Et cette évolution a besoin d'être accompagnée et organisée
pour permettre la mise en place de toutes les possibilités de développement
de ce sport.
Quels
sont vos projets pour la saison à venir ?
Continuer à prendre beaucoup de plaisir à pratiquer le polo tout en
étant très proche de ma famille, c'est mon principal objectif. Continuer
à trouver de bonnes opportunités de jeu et de bons contrats pour jouer
plus et encore. Je vais de nouveau jouer dans les principaux tournois,
en Espagne, en France, probablement aux Etats-Unis et entre chaque
engagement, revenir auprès des miens. |
'Calao' de Mello aux Championnats du Monde 2004, on s'en souvient, on
y était !
Apremont, dimanche 19 septembre, les quatre virtuoses en jaune
ont battu " d'un cheveu " les Anglais par 10 à 9, offrant un
spectacle extraordinaire au public venu par milliers au bord
de la pelouse.
Deux heures de suspens pour un jeu d'équipe bien huilé des deux
côtés, sur un rythme très vif : le Brésil marque d'emblée deux
buts en imposant un style d'attaque, de longues balles qui inversent
le cours du jeu toutes les vingt secondes ! Paique Ganon, les
frères Diniz et surtout le vibrionnant Calao de Mello se surpassent
mais après deux périodes sur un score de 5/3, la défense britannique
trouve la faille et remonte. Andrew Blake Thomas marque et remarque,
5/5 … 8/7 … 9/8 à une minute de la fin. Et sur une faute anglaise,
Calao égalise !
Après une longue discussion entre membres de la Fédération Internationale,
coaches et arbitres, le directeur du Tournoi, Farouk Younes,
ordonne que le match reprenne jusqu'au premier but. Fébrilité.
Il faudra plusieurs tirs et pénalités ratés pour que la balle
pénètre de quelques millimètres dans le but anglais … Samba
! Les supporters envahissent le terrain, les joueurs brésiliens
oublient leurs poneys pour courir les embrasser … un vent de
folie souffle sur Apremont …
(Source : Cavadeos) |
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